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SOCIÉTÉ # Le running est-il grossophobe par nature ?

Le running pour tous se veut inclusif et vecteur de valeurs universelles. Cependant, sous le vernis du marketing bien huilé se cache une réalité beaucoup moins reluisante pour les acteurs du running ...


Ne cherchez pas de gras sur Shalane Flanagan, il n'y en a pas ...

On ne va pas se cacher derrière notre petit doigt (boudiné ou pas) et jouer de la mandoline plus longtemps. Exit le baratin autour de l'inclusivité évidente du running pour tous, du sport plaisir par excellence etc etc ...


... Le running est élitiste dans sa nature concernant - outre l'aisance financière [voir notre article Mythe ou Réalité # L'argent fait-il courir plus vite ? ] la morphologie requise & adéquate à sa pratique saine.


Haro sur le pathos qu'on lit trop souvent sur ces nouvelles bibles hérétiques que sont les groupes RUNNING des réseaux sociaux! La pommade qu'on y passe à longueur de lignes indigentes sent davantage le camphre et la gaulthérie que l'inspiration initiale bienveillante de sa genèse ... Bref, le runner pas vraiment "construit pour" courir y traine une bobologie chronique que son ego narcissisé a mué en mérite #NoPainNoGain ... Au final, le runner qui singe le coureur à pied claudique plus qu'il ne court. Les encouragements mutuels de cette Plèbe en short et baskets onéreuses appartiennent au grand cirque de la névrose moderne de l’Être hors-sol (et pas seulement à cause de l'amorti de ses chaussures) en quête de valorisation à défaut de mieux dans le réel (car le runner n'est désormais plus qu'une vulgaire somme de data)! Bref ...



Pourquoi tant de haine? La réalité ne fait pas de sentiment (et encore moins d'idéologie) ...


Si le running se résume fatalement à gesticuler sur le macadam pour quelques selfies, une médaille de #Finisher après 6h12 de claudications nauséeuses et une mosaïque de données GPS sauce "je suis blessé dois-je courir quand même?" ... alors non, le running n'est pas "grossophobe"!


Mais ces nouveaux barbares (ceux qui s'emparent de concepts et de technologies à des fins triviales pour la faire court cf. La fabrique des imbéciles -conférence sur les barbares) ne sauraient tordre la réalité outre mesure, aussi la revanche de celle-ci est sans nuance.



D’où notre propos ...


Vous avez déjà vu le physique de celles et ceux qui tiennent le haut du pavé en course à pied? Malgré la pleurniche lénifiante des usurpateurs du Vrai, du Beau et du Juste, le runner à IMC supérieur à 20 (allons même jusqu'à 25 pour être ... inclusif nous aussi) ne fait pas de miracle le jour de la course. "C'est con hein je reconnais, c'est bas et c'est pas tellement altruiste" ... Alors reste les binouzes et les selfies à l'heure du ravito pour feindre l'exploit ordinaire. Mouais ...


La médaille de #Finisher pour tous vient alors irradier le réel pour jouer la grande comédie de la communauté des forçats du bitume du dimanche matin, en replay le lundi matin à la machine à café pour impressionner les semi-boudins de la comptabilité. Il n'y a pas de petite victoire visiblement Pourquoi pas après tout ...


Les grandes marques ornent désormais leur vitrine virtuelle de modèles/mannequins XL afin de fat-washer leur image élitiste ... C'est gras et lourd comme marketing, sans mauvais jeu de maux! Le runner king size galère toujours malgré ce à s'équiper utilement et pérennement sans avoir à taper dans le 4x sans frais (et manger des pâtes au ... beurre) et sans risquer la tendinite généralisée ... Vendre du way of life pour tous est l'arnaque ultime et à prix d'or à destination de celles et ceux qui dénient le réel pour s'acheter de l'épaisseur. Au sport les gros! Mais pas pour maigrir, juste pour nous "engraisser" nous semblent hurler les marques.


Nous l'évoquions en filigrane plus haut, le runner inadapté est sujet à la blessure. Plutôt que de réfléchir sur sa bobologie chronique, ses causes et ses sources, le runner en surpoids ,et désormais névrosé (la dissonance cognitive et le déni y mènent en 1ère classe), s'invente un mérite de héros de guerre avec sa décoration idoine: la croix du #NopainNogain ! Sinistre. Aveuglé par ses gesticulations attisées par ses semblables dans le même bateau qui coule que lui, le runner ne songe même pas à rectifier le tir et préfère chérir les conséquences dont il feint d'ignorer les causes. Tragique.


Si l'athlète au physique adapté va vite et longtemps, c'est donc uniquement parce-qu'il s'entraîne et n'a que ça à faire de sa journée entend-on désormais. La boucle du déni est bouclée, cadenassée. Scellée même par le Ministère de la Bienpensance.


La réalité du running est donc largement #grossophobique selon l'acception victimaire et dévoyée de l'époque. Les lois de la physiologie et de la physique le sont aussi. Si tordre la réalité ne permet pas de changer le paradigme sur le terrain, la manœuvre permet néanmoins d'entretenir une crypto-réalité parallèle, assise sur le déni et la bienpensance ... laquelle n'apporte qu'une "maigre" consolation à son sujet, l'entretien d'un faux-semblant dont le terminus est toujours plus de névrose et de blessure. De consommation aussi (équipement et ... soins).




Es-ce à dire que les "gros" ne doivent pas faire de sport en général et de running en particulier?


Telle conclusion serait réductrice.

Alors pourquoi cet article et ce propos si ce n'est agacer et ostraciser l'Autre?


'Fat Runner' Not Trying To Lose Weight | Extraordinary People | New York Post


Pour se ménager lui-même (surtout ses articulations et sans doute aussi son mental), l'aspirant runner gagnerait à se préparer en amont via du renforcement et une adaptation de son hygiène de vie afin de mieux se lancer dans l'aventure de la course à pied. Sauf encore si le but est de singer la souffrance trop inspirante et s'acheter une image de martyr aux yeux des autres ... Pas viable selon nous.


Retrouver une humilité ensuite et cesser de se prendre pour l'un de ces héros ordinaires à la petite semaine au sein de l'empire du moindre effort! Bref, le runner ne doit pas muer en runner 2.0!


Apprendre enfin à savoir admirer l'athlète tout simplement sans (trop) se comparer à lui et in fine à reléguer celui-ci au rang de bétail seulement sur-entrainé afin de relativiser le gap qui vous sépare. Combien de fois avons-nous lu sur les réseaux sociaux que tel ou tel champion n'avait pas de mérite tant il s'entrainait "pour ça" et que le random 6H12 #Finisher de marathon avait BIEN PLUS DE MÉRITE que le vainqueur ... Quel pathos creux, apologie de la médiocrité.


La beauté est une valeur certes subjective mais n'importe qui peut en saisir les charmes. La perfection d'un geste, la performance rare, le talent, l'inatteignable pour le commun des mortels ... en sont des expressions qu'il faut savoir admirer sans les ramener à soi au risque de les souiller de ses biais, de son ego, de sa jalousie et de sa névrose.


La course à pied nous confronte, malgré le plaisir qu'elle sait aussi nous procurer, aux Lois biologiques et physiques et in fine à nos limites! Le poids et le surpoids se fracassent implacablement sur celles-ci! Nulle idéologie ici ... C'est juste ainsi.



Le Joggeur Qui Râle




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