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SOCIÉTÉ # Que sont devenus les corona-runners ?


Le confinement, cela semble loin derrière nous désormais. Rappelez-vous les attestations de déplacement dérogatoire auto-rédigées et son autorisation d'une heure à 1km de chez soi ...

Mais au fait, que sont devenus, presque deux ans après, les runners nés de cette épisode peu glorieux de la société occidentale ? Enquête ...




Rien. Ils sont devenus ce qu'ils étaient avant le commencement, le Néant. Mais encore?

Et bien pas grand chose de plus à vrai dire. Mais ce raccourci est peu satisfaisant quand on s'appelle Le Joggeur Qui Râle, tu connais.


Lors du confinement, un nouveau cheptel en short arpentait donc les rues, muni du sésame de la Liberté en papier. La belle affaire. Les plus malins jouaient des deux poches en s'octroyant la permission de 18-19h à gauche et 19-20h à droite, il suffisait de ne pas se tromper en cas de contrôle. Bon courage pour les "à court de condition" en panne de lucidité après 3km à 7' du kilo ...


Mais une laisse, même courte, valant mieux que la consignation à la niche, les runners se multipliaient dans les villes, suscitant moqueries des athlètes aguerris, aigreur des confinés coincés derrière la fenêtre et Unes des journaux TV en manque de marronniers pertinents entre deux interventions de Castex/Véran/Micron/Conseil Scientifique ...


Le runner néo-converti prosélyte avait le vent dans le dos puisqu'on parlait de lui à la TV ... La belle affaire encore une fois. Soit.


Une fois la Liberté retrouvée à coup de piqures de poudre de perlimpinpin ...


... Le corona-runner allait-il surfer sur son élan pour continuer sa course?


Roulements de tambours ... Non! Le confinement avait assurément permis un dernier souffle du running, et notamment du running 2.0 (rappelez-vous les pitreries grand-guignolesques des trailers des jardins et des marathoniens sur balcon ...) mais cela est tout. La reprise des courses a accouché de pelotons cacochymiques, les clubs souffrent encore d'une chute du nombre de licenciés et le niveau ... Désormais sur Strava, les névrosés partagent leurs visites de musée et leurs courses ... au supermarché #marcheactivemdr


Les corona-runners sont donc largement redevenus ce qu'ils étaient avant leur grande dépression, des sédentaires dopés au starbucks les yeux vissés sur leur apple. C'est-à-dire pas grand chose mais toujours en adéquation avec les diktats de la société aliénante dont ils se pensent néanmoins toujours émancipés.


Les moins pires (ou pas, c'est une question de point de vue) ont au mieux (ou au pire, toujours une question de point de vue) troqués leurs runnings contre une bicyclette et embouteillent désormais les corona-pistes pérennisées (com' de politique pour bobos) en méprisant, sans doute par esprit rebelle aux injonctions réglementaires, le code de la route et avec les usagers de longue date du vélo (ceux qui ne t'ont pas attendu pour aller au bureau en biclou notamment). Voilà de quoi flatter, du moins quand la météo est clémente (pas folle la bête), tes aspirations écologistes entre deux A/R en avion (il faut bien souffler après un trimestre de tri-sélectif et donc de ... vélo épisodique).


Vous l'aurez deviné donc, nous ne portons pas dans nos cœurs ces crétins grégaires et opportunistes de la B.A. surjouée qui ne mange pas de pain, si ce n'est celui de celles et ceux qui font, et donc sont l'avant-garde, sans en faire des caisses immatures.







Le Joggeur Qui Râle



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