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SEXE ::. Doit-on s'abstenir la veille de course?

Dernière mise à jour : 30 mars


La tension sexuelle rend-elle plus agressif et par tant, plus rapide l’athlète? La question déborde naturellement le seul contexte du haut-niveau et concerne également le runner du dimanche matin en quête de chrono .



Au rang des accusés, on pense d'abord à la testostérone, l’hormone des alpha mâles. Son taux dans le sang chuterait chez l'homme après un rapport sexuel et l’éjaculation #Finisher.


Le runner H perd, du moins le pensait-on, son agressivité et sa gnac après le sexe et c'est dommage. Plus rien dans les chaussettes pour faire bref et nous espérons que tu les as retirées pour faire ta petite affaire. La police des braguettes veille ... La testostérone, vraiment?


Et chez la runneuse F alors? Ici point de testostérone aux manettes (sauf exception) ou dans une moindre mesure. La prolactine, autre hormone, rendrait madame sexuellement satisfaite suite à un rapport sexuel de kalitey et cela pour quelques longues heures! Incompatible avec la mobilisation de l’énergie nécessaire à la perf' !!


 


La prolactine - outre son rôle chez la femme après l’accouchement : c’est elle qui est responsable de la production de lait - joue un rôle majeur dans le bon fonctionnement de la libido. Avec d'autres hormones (catécholamines, testostérone et œstrogènes), elle participe à l'équilibre libidinal. Les études ont mis en évidence une libération accrue de prolactine par l'hypophyse lors de l'orgasme. Cette élévation du taux persiste quelques heures et participe à la sensation de bien-être et de plénitude de cette période.



 

Sauf que ...


La science rapporte que le taux de testostérone chez l'homme ne chute point après qu'il se soit soulagé. Au contraire. Ce qui impacte la forme résiderait davantage dans le contexte du rapport sexuel. Folle nuit de débauche (couché à pas d'heure, alcool et tout le starter pack) versus le câlin conjugal posey!, en résumé.


Pis encore, la prolactine impacterait également monsieur et n'est donc pas une hormone purement F. La prolactine et sa libération dans l'organisme serait par ailleurs fonction de la qualité de l'orgasme. Quantité et qualité entremêlées.


La biologie faisait fi de l'idéologie progressiste, une discrimination demeure. Ainsi, chez la femme, la production de prolactine perdure plus longtemps que chez l’homme (environ une journée de plus), ce qui peut perturber l'agressivité plus longtemps chez F que chez H. Nauséabond patriarcat biologique forgé par des millénaires d’oppression ?


Rappelons encore que la prolactine inhibe la production de dopamine, neurotransmetteur impliqué dans la sensation de plaisir, d’énergie et d'agressivité. Nous tenons notre coupable ... Délétère.



« Les compétiteurs olympiques devraient éviter l’intimité sexuelle avant les courses » (Platon | 444 avant J.C.)


La testostérone est "blanchie", la prolactine est dans le collimateur. Mais si le coupable change d'identité, la question de départ demeure.


Le sexe quelques heures avant une épreuve peut donc bien impacter la performance. L'impact serait par ailleurs plus important chez F que chez H pour les raisons sus-évoquées. Voici un cliché démonté!


L'Homme est bien cet animal soumis à sa physiologie ... Un animal qui verse parfois dans le technique et la science pour jouer avec les hormones ... Mais c'est un autre sujet.




Le Joggeur Qui Râle








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