Rechercher

Psycho: Le RUNNER est-il chiant par nature ? | LJQR

La réponse est dans la question serait-on tenté d'abréger sommairement d'un trait de plume acerbe et trempée d'acide. Pourquoi pas ...

Jean-Run motiv' comme jamey au départ de son 10 bornes: objectif moins de 50'!

Mais osons la glose ...


Le Runner est bien évidemment un individu chiant. Qu'il soit runner ou runneuse - si on ose la féminisation de cet anglicisme (ce qui est une prouesse et donc un non-sens linguistique) - ce sportif zébulon se singularise par une gesticulation d'un nouveau genre, quoique désormais totalement normalisée ... Et c'est dommage.


En temps de crise motivationnelle, le Runner (ou runneuse) se distingue par une éruption de slogans creux mais aussi de doutes qu'il partage sur les réseaux sociaux bien évidemment mais aussi à son entourage proche. Moins voir carrément plus de sortie le samedi soir (merci le couvre-feu et le confinement, ça aide ... même si le cas échéant, il y a moins de "trucs" à préparer ...), tristesse des assiettes, fadesse des verres, humeur lunatique et hormones anarchiques ... "Moi je" est en proie aux tourments et ce sont les autres qui trinquent!


Le Runner poste tout et surtout n'importe quoi sur les réseaux sociaux du moment que cela traite de lui et de sa passion dévorante ... Au début, c'était amusant. C'est désormais totalement indigent ... Surtout que la surenchère inhérente au chaos cognitif a aboli pudeur, dignité et hiérarchie entre les valeurs ... Un taudis numérique s'offre à tous.




Côté crème ...


Et que dire de " l'athlète" éligible aux performances décentes ... [SUB4 sur 1500m, SUB3 sur marathon et autres 32'15" sur 10 bornes ...] qui se met à snober ses teamates restés aux portes du R1 ... Sorte de parvenu du sport extrait de son ancienne condition de RUNNER lambda à coup de sacrifices intenables parce-que la blessure rôde déjà!


Pire encore, le Runner est désormais susceptible et quérulent. On l'appelle désormais Runner 3.0 car il ne se contente plus de s’exposer et de revendiquer de la reconnaissance/validation sociale, il l'exige désormais! Et rien ne doit perturber cette créance et son exécution! Menaces, pathos scandalisé ou autres postures insurgées sont au menu ...


Le "chacun fait ce qui lui plait" est un sésame pour violer la pudeur, la dignité, le juste ... et la Raison en toute impunité. Mieux encore, l'indigence est promue comme expression de valeurs nobles quoiqu'en cours de dévoiement: inspiration et motivation, pour ne reprendre que ces concepts très digital marketing/personal branding ... confisqués par les #IGERS faisant désormais de la réclame pour sextoys ou pour des produits à forte indice glucidique malgré le #Healthy ... Cagoles!




Oui, le RUNNER est une plaie



Pour ces seules constatations, le RUNNER est une plaie pour le sens commun et la salubrité collective de la société. Les conséquences de ce non-sens sont à la fois mentales et cognitives (les nouvelles pathologies 2.0 des réseaux sociaux bientôt insérés au DSM), mais aussi - et plus visibles (et même érigées en brevet d'appartenance à une caste) - physiques avec la bobologie lancinante (diagnostics on line, selfie-pied, #Nopainnogain) ...


Le rien et l’anecdotique sont érigés en Tout car dénominateur commun de la masse. L'aliénation narcissique rend susceptible et sourd à la critique ou au second degré. Le Runner se fait aussi chien de garde de sa petite niche égocentrée. Le like et le bon mot creux, son opium ... Les réseaux sociaux, son dealer ... Sa frénésie ridicule, son addiction!



Le Joggeur Qui Râle


813 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout