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INCLUSIF .: Pourquoi les "GROS" courent moins vite ?

La société nouvelle de l'inclusivité autorise désormais à soulever les sujets jadis tabous ou mieux encore à neutraliser les clichés persistants de l'héritage patriarcal. Et merci bien. Au menu aujourd'hui: poids, endurance et vitesse.


Martinus Evans | 300 pounds and Running ...


Pourquoi, donc, les obèses courent moins vite et moins longtemps?


A: Les lois de la physique

B: Les lois biologiques

C: Réponse A & B

D: ses grossofob



Il existe naturellement des exceptions qui s'affranchissent dans une certaine mesure de ces "lois". Dans une certaine mesure seulement car on a encore jamais vu de champion olympique du 5000m gras du bide. Mais on croise parfois de solides gaillards et de girondes demoiselles défier le bitume ou les sentiers avec une belle vélocité. Bravo à eux!


Pourquoi les LOIS PHYSIQUES? Il est plus facile de mouvoir un kilo de plumes que trois kilos de plomb. Le reste n'est que littérature. A la rigueur en boule en descente ... Mais on s'éloigne de notre sport.


Pourquoi les LOIS BIOLOGIQUES (physiologiques, anatomiques, biochimiques) ? Il faudrait des volumes entier pour expliquer les effets délétères du surpoids et des adipocytes en excès sur la performance athlétique. Le pipeau de l'idéologie est un leurre qui mènera le motivé à l'infirmerie. Il convient de bien distinguer surpoids et obésité par ailleurs. Un médecin du sport "sérieux" et au fait des exigences de la course à pied pourra informer les plus consciencieux. Pour les autres, les groupes de running indigents des réseaux sociaux vous conforteront dans le déni.



 

Inspirant, l'Instagram de Martinus Evans alias 300 pounds and Running. A déguster sans moderation!



 

Nous rappelons, rabat-joie, que la prudence doit rester de mise quand on envisage la course à pied en surpoids/obésité. Quand on envisage la course à pied tout court d'ailleurs. Le renforcement et la diet' préalable (le déficit calorique si compliqué à atteindre), la progressivité et sans doute le plus important ne pas se comparer aux autres pour ne pas sombrer dans le quantitatif pathologique. Si certains runners en surpoids peuvent enquiller les bornes et le D+ sans broncher, il convient de garder en tête que le corps est une machine fragile qu'il faut respecter, notamment au niveau articulaire ... Et c'est sur ce terrain que les lois physiques et biologiques sont délétères, insensibles à l'idéologie, implacables.


La perte de poids est parfois également une gageure pour le coureur de bon niveau en quête de chrono (qualification aux France de 10km, semi) ne souffrant pas de surpoids.


Derrière la provocation de notre titre, la bienveillance donc. Fuyez les idéologues pathos creux qui mènent à l'abattoir et l'infirmerie. Les séances kinés prescrites à répétition ne sont pas des titres de gloire. Derrière le rictus de la souffrance d'une séance ou d'une fin de course se cache le plaisir de faire, d'avoir fait ... La douleur chronique est ce cancer qui ronge la joie.


Bref, nous encourageons tout le monde à courir et découvrir les plaisirs qui vont avec, la sociabilisation saine que le running autorise ainsi l'engagement. La prudence et le souci de l'intégrité physique et mentale en plus!



Le Joggeur Qui Râle










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