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Courir sans montre: Que des avantages ! | LJQR

Dernière mise à jour : 2 févr. 2021

Pour beaucoup, courir sans sa montre (et donc sans récolter les données qui vont bien) revient à ne pas avoir couru! Nul besoin d'être un runner 3.0 pour subir cette aliénation technologique qui ternit notre pratique d'un sport envisagé paradoxalement comme un moment d'évasion.



Alors pourquoi ne pas mettre de côté notre jolie montre GPS le temps de quelques footings? ce qui va de soit allant mieux en le disant, nul ne prétend ici à l'inutilité de cet outils précieux ... Mais comme en tout, le défaut réside dans l'excès.


Petit panorama des avantages à courir sans sa montre ...


On va sans doute parler de toi ou de tes potes.



Vous avez dit "Liberté" ?


Le slogan fait l'unanimité au sein de la communauté des runners, le running, c'est avant-tout du plaisir! Du partage ... et toute la panoplie! Hélas, les yeux rivés sur sa montre et obsédé par son allure, le runner ne profite pas vraiment de l'instant et c'est dommage. Courir sans sa montre et se priver des données en post-séance, c'est "renoncer" à quelque chose ... Un leurre. Intégrer dans sa semaine une bonne sortie sans montre, c'est se sevrer de l'aliénation technologique! C'est apprendre à regarder, à sentir, à voir et à ne plus courber la nuque sitôt la sortie achevée face à son smartphone comme un accroc en manque ...



Écouter son corps


Corolaire du point sus-évoqué, libérer son attention des données qui s'agitent sur écran au poignet, c'est être focus sur son corps et ses sensations. Tout simplement! Et qui sait atteindre la zone de flow ... Écouter son corps plutôt que les sirènes de la glorioles numériques sous perfu' de data étalées dans un magma, ou comment s'épargner bien des bobos!




Retrouver le goût du plaisir de courir


Plutôt que subir une allure sur-régimée pour tenter en vain de parader sur les réseaux sociaux avec ta capture @Garmin/@Strava et ton pathos post-séance, le runner sans montre, une fois l'appréhension du "minimalisme technologique" tolérée, saura retrouver le plaisir ... Le vrai. Le plaisir physiologique et psychique délié de l'impératif du DATA à exploiter, interpréter et à partager ...




Ne pas être obsédé par son bilan kilométrique mensuel


Le famoso et sacro-saint bilan kilométrique mensuel des beaufs du web-running ... Ce rituel érigé en Liberté de s'auto-mousser la couenne sur les réseaux sociaux chaque fin de mois ... Toujours avec son petit zest de pseudo-modestie pouacreuse! Un must do quand on revendique la qualité de runner 3.0, bref d'ambassadeur du turfu sombre et chaotique (sur le plan cognitif et bientôt physiologique car le burn-out rôde comme une rapace). Courir sans sa montre, c'est renoncer à comptabiliser des dizaines des bornes et donc c'est renoncer au concours de celui qui a la plus grosse parmi ceux qui en ont une petite. Sauf à se justifier "230km mais j'ai couru 5 fois sans ma montre gnéééééé", ce qui n'a aucun sens.




Moins de captures garmin/Strava indigentes postées sur les réseaux sociaux


Last but not least! Conséquence de tout ce qui a été évoqué plus haut, le "courir sans sa montre" contribue à nettoyer le web de ces tâches cognitives, à éradiquer les atteintes au bon gout et à la pudeur, d'aucuns diront à la dignité, que sont les posts indigents mobilisant captures @Garmin/@Strava, #hashtags en masse, selfies grotesques et pathos lénifiant ...


Un petit pas pour l'internaute, une foulée efficiente pour le runner.




Le Joggeur Qui Râle



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